Les emballages un casse tête mais un véritable choix

Les emballages un casse tête mais un véritable choix

Le 18 Mars 2021 a eu lieu la journée mondiale du recyclage.

Rencontre avec Daniel à ce sujet :

Que vous a apporté la journée mondiale sur les emballages ?

« Cette journée comme chaque année a enrichi notre réflexion. Un de nos objectifs consistait à  limiter l’impact de notre activité sur l’environnement. Il concerne le produit évidemment, mais également l’emballage et la  distribution. L’emballage a un cout réel dans le prix final du produit. Nous voulions proposer des cosmétiques à un prix raisonnable pour donner la possibilité d’achat au plus grand nombre. Ce sujet a donc été une étape clé de notre réflexion à « La Traversée ».

Pourquoi faites-vous le choix d’emballer vos cosmétiques solides ?

 « La réglementation européenne nous impose d’étiqueter nos produits. Il nous fallait donc un support autre que le produit lui même. Par ailleurs, si dans les magasins l’envie de toucher le cosmétiques solide, de le sentir est compréhensible nous voulions les protéger des petites mains mais également de la poussière qui peut s’y déposer. Le sujet de l’emballage ne se posait qu’au travers des solutions minimalistes et écologiques. La cellulose issue du bois de forêts labellisées responsables nous est apparue comme le meilleur matériau. Il est aussi biodégradable et compostable. Il a donc été notre choix ».

Vous parlez de règlementation européenne sur les cosmétiques, que dit-elle ?

« La règlementation sur les cosmétiques impose d’une part un emballage compatible produits alimentaires. D’autre part, même si ce n’est pas le sens de la question, cette règlementation nous impose d’afficher des mentions obligatoires sur le produit. Doivent y figurer la liste des ingrédients, le poids, la DDM (la date limite d’utilisation du produit une fois ouvert) et le nom de la personne responsable de la mise sur le marché du produit.

Vous nous parlez de cellulose, avez-vous eu d’autre choix ?

« Oui bien sûr, par exemple d’autres emballages issus du bois. Nous avions le carton, le papier kraft, les boîtes en bois. L’ensemble de ces dérivés du bois sont biodégradables, recyclables, légers, peu encombrants et idéals pour protéger les cosmétiques solides.

Le plastique a aussi fait partie de notre réflexion. Sa résistance et son faible coût en font le matériau le plus utilisé pour le conditionnement des cosmétiques. Mais c’est un matériau issu de la pétroléochimie et la chaine de recyclage n’est pas encore fiable. Ce plastique finit trop souvent par terre ou en mer. Il n’était pas dans notre philosophie. Actuellement les rejets de plastique en mer constituent un volume tel que les scientifiques l’appellent le cinquième continent. J’aimerais aborder ce sujet sur ce article de notre « journal de bord » une prochaine fois.

Nous avons aussi étudié le métal. Il peut être recyclé ou upcyclé* à l’infini. L’inconvénient c’est son procédé de fabrication lourd, d’où la nécessité d’un usage réfléchi ».

Et donc au final ?

« Finalement vous le savez nous avons opté pour les sachets en cellulose, garantie d’origine responsable par les labels PEFC** et FSC**. Même s’ils ressemblent à du plastique, ils ne sont pas en plastique ! Ils sont recyclables, biodégradables et compostables.

Actuellement nous travaillons sur un nouveau produit, un baume karité. Le karité est sensible à la chaleur. Pour obtenir un karité solide à toutes températures, il faut ajouter une cire pour le durcir. Nous souhaitons proposer le baume pur à 100% pour plus de principe actif. Il est alors difficile de le proposer dans un sachet. Il peut ramollir lors de forte chaleur, en été par exemple. Le verre est alors le meilleur contenant. Peu polluant une capacité à protéger le produit et à être recyclé à l’infini. Il a eu notre préférence. Même s’il présente 2  inconvénients : sa fragilité et son poids qui a un impact sur le coût de transport.

Nous parlons des emballages mais dans emballage il y a aussi l’expédition ?

La solution la plus simple était d’acheter des cartons. L’inconvénient est que ça génère une trace carbone et que ça augmente le prix de vente des produits. Mais la chance nous a souri. Nous avons passé un accord avec des magasins bios qui ont eu la gentillesse de nous proposer les cartons d’emballage des produits qu’ils reçoivent chaque jour. Démarche gagnant-gagnant, c’est bon pour l’environnement puisque ces cartons ont une deuxième vie ! ça permet aussi de proposer les produits à un prix plus bas. Je n’exclue pas qu’un jour nous soyons obligé d’en acheter mais pour le moment c’est un choix qui fonctionne.

*Upcycler, c’est réemployer des déchets pour en fabriquer de nouveaux : Par exemple, notre sachet de transport est fabriqué à partir de coton que Julie  récupère sur des vêtements.

** Label PEFC : La certification PEFC, Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes, est le Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières. Il s’agit d’une ONG à but non lucratif fournissant un écolabel. Le PEFC a été créé par des propriétaires forestiers européens en 1999. Il répondait alors à la volonté de certifier les forêts européennes.

Label FSC : Le FSC, Forest Stewardship Council, est le « Conseil de Soutien de la Forêt. Il s’agit d’une ONG internationale à but non lucratif créée en 1993, à la suite du Sommet de la Terre de Rio par le WWF. Son rôle est d’apposer l’écolabel FSC. Celui-ci garantit que le bois utilisé pour la production d’un produit à base de bois respecte la gestion durable des forêts.

Source : www.natura-sciences.com/environnement/fsc-pefc-durable689.html

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